Question posée le : 04/03/2009
Je m'interroge...
Je m'interroge aujourd'hui sur certains acteurs de l'économie sociale qui ne répondent plus aux critères d'une alternative viable au capitalisme car tendant à lui ressembler. En ce qui concerne les banques, seules le Crédit Coopératif et la NEF offrent une réelle alternatives. Elles affirment leur différence, financent exclusivement des projets porteurs de progrès et ne sont pas entâchées dans le bourbier financier actuel. Comment expliquer que les Caisses d'Epargne, les Banques Populaires, le Crédit Agricole ne communiquent jamais sur leur spécificité de statut? Les ont-elles oubliées? Comment expliquer que le Crédit Agricole ait eu l'idée de lever des fonds en Bourse pour assurer sa "Croissance"? Quels schémas de pensée a-t-elle développée pour en arriver au même logique qu'une banque capitaliste? Comment expliquer que les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires aient versé dans de telles spéculations? Ont-elles oublié leur spécificité et leur mission particulière? Comment amener le citoyen lambda à entrevoir une différence entre la Société Générale et ces dernières s'il leurs actions au quotidien ne sont pas foncièrement différentes?
Donc, je m'interroge...il faut rester vigilant sur ce genre d'acteurs dont je ne comprends guère les comportements!
Réponses :
| Réponse publiée le 13/03/2009 par : fcuignet | Note: 0 |
@michelabherve oups, il faut que je fasse attention quand j'écris à qui me lis. Depuis un certain temps je souhaite rédiger une réponse à votre article mais ....
bref, cela va venir
| Réponse publiée le 05/03/2009 par : Michel | Note: 0 |
Juste un mot pour fcuignet. Nous partageons assez volontiers votre avis sur la caractère parcellaire de la vision que nous avez donnée dans notre article. Nous ne prétendions nullement apporter une réponse globale, structurée à une réalité que nous savons complexe, mais plus simplement ouvrir un débat, a partie d'une analyse que nous vous remercions de reconnaitre comme pertinante. De ce point de vue le but est pleinement atteint
Michel ABHERVE

Les banques coopératives :
Des faits qui nous posent question
Débat à l’Atelier,
8-10 Impasse Boutron, Paris 10ème (métro Gare de l’Est)
Mardi 10 mars 2009, 20h-22h
Avec :
Michel Abhervé, Université de Marne-la-Vallée
Nadine Richez-Battesti, Université Aix-Marseille II
Marcel Hipszman, INAISE
Hervé Defalvard, Université de Marne-la-Vallée
Dans leur article sur les banques coopératives à l’heure de la crise financière et économique (disponible sur http://www.ressources-solidaires.org/Les -banques-cooperatives-Du-pire), Pierre Dubois et Michel Abhervé pointent un certain nombre de faits à leur égard qui leur posent question en tant que sociétaire : dérive vers des activités de marché, gouvernance de type valeur pour l’actionnaire, acquisition tous azimuts dans le grand casino de la finance, culture de l’argent facile avec des produits à haut rendement, plan social pour baisser les coûts, pertes financières,… etc. Comment les dirigeants des banques coopératives sont-ils devenus des acteurs de la finance capitaliste ? N’y aurait-il que le recours à l’Etat pour imposer aujourd’hui une autre régulation de l’économie ? Les banques coopératives et les mutuelles ne peuvent-elles pas être aussi le moteur d’une alternative et l’opérateur de missions d’intérêt général en s’appuyant sur leurs fondations, leurs sociétaires, leurs salariés, leurs clients plutôt que de rechercher la concentration des pouvoirs ?