Question posée le : 07/11/2011
La langue française est-elle (irrémédiablement) sexiste ?
La règle de l'accord du genre veut que "le masculin l'emporte toujours sur le féminin", même s'il est minoritaire en nombre.
De fait, cet usage grammatical confisque aux femmes toute représentativité dans la phrase, dès lors qu’elles la partagent ne fut-ce qu’avec un seul homme. Cependant, il n'en a pas toujours été ainsi dans la langue française.
Depuis l’Antiquité, en grec ancien comme en latin, et jusqu’à la fin du XVIIème siècle, c’est la règle dite « de proximité » qui prévalait. Elle permettait alors d'accorder un adjectif qui se rapporte à plusieurs noms, avec le nom qui lui est le plus proche.
Ainsi, ce vers de Racine dans « l’Athalie », doit-il sa rime à la règle de proximité:
« Surtout j’ai cru devoir aux larmes, aux prières
Consacrer ces trois jours et ces trois nuits entières »
Aujourd’hui, un collectif d’associations a lancé la pétition « Pour que les hommes et les femmes soient belles ! », demandant que la grammaire française revienne à cet usage ancien.
Le dernier article de la rubrique « Passage à l’acte » du site Rue89.com animée par les journalistes de Reporters d’Espoirs
et soutenue par le crédit Coopératif, nous invite à découvrir les raisons de l’abandon de la règle de proximité.
Et comment la réactiver, pour que le masculin et le féminin soient représentées, tour à tour, dans une phrase ?
Si cette idée vous plaît, faites œuvre d’imagination !
Par exemple: Mon grand-père et ma grand-mère maternelles sont toujours heureuses de nous voir.

Je suggère que l'on fasse comme les anglais, dont la langue est tellement simplifiée que n'importe qui peut l'apprendre. Contrairement à la langue française, qui est un véritable obstacle dans le parcours scolaire, et même social puisqu'on est jugé sur les accords plus que sur les idées.
Masculin-féminin ensemble donnerait un genre neutre : les femmes sont belles ; les hommes sont beaux ; les femmes et les hommes sont beaules. Hi hi hi
Par contre, on simplifierait : ils et elles sont partis.