Question posée le : 03/04/2009
L'entrepreunariat solidaire est-il compatible avec le monde culturel alors que règne le tout gratuit ?
En d'autres termes, Comment bâtir une stratégie gagnant gagnant entre l'artiste et ses financeurs et au-delà son public ?
Comment faire adhérer le public au projet de l'artiste et les amener à prendre une dimension de consomm'acteur ?
Réponses :
| Réponse publiée le 30/06/2009 par : clanarchie | Note: 0 |
bonjour
très rapidement, une pierre à l'édifice: j'ai découvert sommairement le projet AMACA qui se base sur le mécénat culturel et qui est surement un nouveau concept assez génial pour le financement de projets artistiques.
voici le lien internet
http://amacca.centerblog.net/5055828-AMA CCA-Des-spect-acteurs-qui-s-emparent-des -politiques-culturelles
bonne lecture, c'est assez passionnant et futé, tu verra
| Réponse publiée le 15/06/2009 par : monartiste | Note: 0 |
Je reviens un peu tard pour apporter une réponse et ma vision du modèle économique...
Ma vision est très empirique, des projets culturels s'appuient déjà sur un mode de financement similaire pour exister.
Le concept est simple...
Le site que je souhaite développer permettra à tout à chacun de contribuer à la création artistique, en se basant sur ce principe simple, si l’on se rassemble pour donner même un peu, on multiplie l’impact de nos contributions. L'aide est non seulement concrète et matérialisée : un nom, un visage, un projet à soutenir et un suivi, mais l’internaute peut s’impliquer au-delà de la simple contribution, il peut participer à la promotion de son artiste préféré.
l'amateur d'art n'est plus uniquement spectateur mais "consomm'acteur" il est impliqué dès le développement du projet artistique. En contrepartie, donc tout d'abord l'artiste lui fait partager l'aventure de la création et lui retrace les différentes étapes de la création...
Matériellement, des contreparties non financières seront définis lors de la présentation du projet sur le site
(invitations aux avants premières, tirages petits formats pour les photographies, DVD, catalogues, oeuvres dédiées ou commandités, le panel est large...les artistes se devront être imaginer et s'engager...)
Mais l'essentiel je l'espère sera dans l'aventure humaine qu'ils auront partagé..;
| Réponse publiée le 12/04/2009 par : J.Marc | Note: 0 |
Oui, cela est possible dans le cas spécifique où l'activité culturelle produit suffisamment de rentrés financière pour assurer sa pérennité. En Rhône Alpes nous avons plusieurs exemples de petites structures qui fonctionnent sans subvention, leur secret elles adjoignent à leurs activités culturelles, d'autres activités. Exemple bistrot, restaurant, animation adultes ou enfants. Quelques exemples de réalisations : La Taverne a Dada à Saint Romain au Mont d'Or (69) et Couleur des Mets à Villeurbanne (69)
| Réponse publiée le 07/04/2009 par : gilles | Note: 0 |
Il me semble que le "tout gratuit" n'est pas une constante du commerce artistique ... le terme de financeur tranche certainement par rapport à celui de mécènes ou d'acheteurs d'art mais la relation "gagnante-gagnante" est à priori celle que l'artiste peut instaurer et partager avec son public, ses admiracheteurs ...
en ce qui concerne la musique il est de notoriété que l'essentiel des revenus de l'artiste sont récoltés par l'organisation de concerts qui permettent justement cette juste rétribution et au delà un enthousiasme, une adhésion, pourrait-on aller jusqu"à une certaine communion , partagés. Il me semble que des schémas similaires existent (et depuis bien longtemps) suivant la discipline artistique.
De plus je ne vois pas d'autres définitions sensées du terme "consom'acteur" pour le public d'une oeuvre artistique que celui précisément de participer (à une expo, un concert, une performance éventuellement) ...
Du coup j'aimerais bien savoir ce que tu appelles une : "stratégie gagnant gagnant entre l'artiste et ses financeurs "
| Réponse publiée le 04/04/2009 par : n.alix | Note: 0 |
Belle question qui amène à en poser une autre : y a-t-il vraiment un espace de services "gratuits" ? tout n'est-il pas payé par quelqu'un, quelques uns oun tout le monde ? ne confond-on pas "gratuit" et "biens collectifs" ou "biens communs" ?
Mon intuition est que la réponse à cette question est positive.
Dès lors, l'économie solidaire a particulièrement sa place dans le débat soulevé. Il convient, pour continuer l'analyse, d'identifier les parties prenantes au débat, et débattre avec elles de ce que pourrait être une juste répartition de la valeur.

Mymajorcompany semble avoir donné un début de solution avec des artistes financés par le public qui croit en eux! Après, celà n'est pas réalisation à tout projet artistique, mais c'est déjà un très bon début de consommaction actuelle !