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Question posée le : 02/02/2009

les salariés de l'ES doivent-ils être des militants ?

Est-ce que les salariés des entreprises coopératives, mutualistes et associatives doivent militer au sein de leur structure ? Est-ce qu'il est normal qu'on leur demande de suppléer le manque de militantisme des élus et des adhérents/sociétaires ?

 

Réponses :

Réponse publiée le 04/02/2009 par : gchocteauNote: 2

Un salarié est tenu par un contrat bilatéral encadré par le code du travail. Le militant peut être bénévole ou salarié, mais dans le cas d'un salarié, il doit agir dans le cadre de sa fiche de poste et ses missions, données par la direction (Salariée ou bénévole).

Rien n'empêche un salarié d'être militant, mais personne ne peut l'y obliger. Surtout pas son employeur !

C'est une des causes des GROS soucis prud'hommaux dans les associations. Ne pas mélanger la "cause" (Le bénévole, le militant) et le contrat (Le salarié).

Mais c'est un point de vue, dans un débat qui anime l'ESS depuis que l'ESS est née... Chacun son rôle !

 
Réponse publiée le 11/02/2009 par : Frédéric BenhaimNote: 1

Totalement d'accord avec Chocteau.

Est-ce social ou militant de forcer quelqu'un à être militant ? Autre question : sur quels fondements veut-on évaluer l'engagement de quelqu'un, pour ne pas dire ses opinions ?

 
Réponse publiée le 01/03/2009 par : fcuignetNote: 0

moi aussi je suis (c'est aussi une habitude courante) d'accord avec guillaume. C'est surtout le rôle des administrateurs de veiller à ce que le projet de la structure soit compris et partagés par les salariés et les bénévoles. Mais il faut aussi respecter le salarié et ses choix personnels, dans le cadre du contrat de travail. Rendre cela obligatoire contreviendrait au principe de la porte ouverte de l'ess. Ensuite , pour bénéficier d'une coopérative par ex, il faut correspondre à la catégorie des coopérateurs. Une standardiste d'une coopérative d'artisans taxis devrait elle impérativement être une coopératrice ? ça n'est pas logique.

 
Réponse publiée le 20/02/2009 par : MichelNote: 0

La façon de poser une question induit souvent la réponse attendue
Sur le même sujet, il aurait été possible de poser la question suivante.
Est ce que les salariés des entreprises coopératives, mutualistes ou associatives doivent partager les valeurs dela structure dans laquelle ils travaillent ?

 
Réponse publiée le 11/02/2009 par : gchocteauNote: 0

L'économie sociale a besoin de cadres: « des HEC oui mais qui aient l’esprit de famille »

"Les entreprises de l’économie sociale, notamment les banques mutualistes, les mutuelles d’assurances ou de santé et les coopératives, peuvent se retrouver sur des marchés très concurrentiels, en compétition frontale avec des entreprises classiques. Pour ce qui est du management de leurs salariés, ne doivent-elles pas renoncer à des pratiques sociales et à leurs valeurs pour rester dans la course ?

Thierry Jeantet, directeur général du GIE européen d’assurances de l’économie sociale, Euresa, et président d’un anti-Davos baptisé les Rencontres du Mont-Blanc reconnait que « la pression économique peut parfois mettre à mal certaines valeurs mais dans l’ensemble, les entreprises de l’économie sociale ont plutôt réussi à préserver leur identité.»

Et l'auteur de "L'économie sociale, une alternative au capitalisme" (éd. Economica) de souligner: « l’économie sociale a besoin de bons spécialistes et va, plus qu’avant, chercher des surdiplômés. Mais, elle se rend compte que cela ne suffit pas. Il faut également l’adhésion à cette culture. Pour le dire vite, elle veut des cadres qui gèrent bien sans être des " costkillers ", des HEC oui mais qui aient " l’esprit de famille ". C’est pour cette raison que des masters spécialisés se multiplient dans les grandes écoles.»"

Source : http://www.miroirsocial.com/actualite/l- economie-sociale-a-besoin-de-cadres-des- hec-oui-mais-qui-aient-l-esprit-de-famil le

 
Réponse publiée le 10/02/2009 par : gchocteauNote: 0

Réponse à disees : la culture d'entreprise est différente de la culture / valeur du secteur dans lequel gravite l'entreprise.
Mais par contre, je suis d'accord avec toi, on ne peut s'épanouir dans une entreprise (De l'ESS ou non) avec laquelle on ne partage pas les orientations. Toutefois, il faut voir que cela reste une question métaphysique pour des postes d'un certain niveau, car le tourneur fraiseur sur sa chaîne de montage n'a pas les mêmes aspirations que celles décrites ici. Je le pense en tout cas.

A bientôt

 
Réponse publiée le 06/02/2009 par : gae2leNote: 0

Quand un "militant" (Personne qui lutte, qui agit pour un parti, une cause) cherche à trouver le travail de ses rêves, il se tourne vers des organisations qui partagent ses valeurs. Il y a donc logiquement une plus grande concentration de "militants" dans l'ESS que dans les autres domaines.
Cependant, je suis parfaitement d'accord avec le fait que le militantisme ne devrait pas faire partie d'une fiche de poste (et donc ne devrait pas être induit par le lien de subordination résultant du contrat de travail).
Cependant, sans être militant (actif), partager les valeurs de l'institution à laquelle on consacre au moins 1/3 de son temps de vie me semble être impératif pour se sentir bien dans son travail.
Enfin, et pour répondre à la question, le(s) salarié(s) ont en charge la partie opérationnelle alors que les élus sont garants de la politique. Il revient donc aux élus d'être les chefs de file du militantisme et ce ne devrait pas être le rôle des (du) salarié(s).

 
Réponse publiée le 04/02/2009 par : diseesNote: 0

Je suis d’accord avec toi gchocteau, chacun est libre de penser ce qu’il veut ;-) Cependant, on peut se poser la question du bonheur au travail, est-il possible de bien vivre sa vie professionnelle quand on ne cautionne pas la culture de son entreprise ? Pour ma part, je ne le conçois pas et tant que j'aurai le choix, je ferai mon possible pour être cohérente… Mais je ne suis pas non plus certaine qu’il faille être militant même si cela doit certainement aider quand on travaille dans ce type de structure.