Le réseau des acteurs
de l'économie humaine.
S'inscrire
 
Se souvenir de moi
 
 
Retrouvez l'actualité de l'économie humaine.
 
 
 
 
 
 
 
 

Article publié le 31/08/11 par MyCoop

En Bref #90

« La plupart des accords signés, depuis la signature de l’accord national interprofessionnel sur le stress au travail, le 2 juillet 2008, développent des approches, qui malgré leur vernis d’apparence scientifique, sont calibrés pour maintenir l’organisation du travail à l’abri du débat social », analyse un article d’un dossier sur « les entreprises qui font fausse route sur le stress », paru dans le dernier numéro du mois d’avril de Santé & Travail. « Sont particulièrement en cause les outils d’analyse de l’organisation du travail et la définition du stress proposés par ces accords.

Or les outils mobilisés sont des questionnaires mis au point par des épidémiologistes, non pas pour agir directement sur l’organisation de l’activité, mais pour établir l’existence de relations statistiques entre certains aspects de la situation de travail et des atteintes à la santé. Ces questionnaires ont de ce fait, des caractéristiques peu adaptées à l’action en entreprise (…)

La démarche (de ces questionnaires) entraîne les représentants du personnel sur le terrain lisse et consensuel de l’évaluation statistique et les coupe de la ressource comme du potentiel de discussion que représente la proximité avec les impasses, dilemmes, contradictions qu’affrontent les salariés dans leur activité quotidienne.

Or les phénomènes de stress au travail sont toujours liés, d’une façon ou d’une autre, au fait que la direction prend des décisions à partir d’une perspective abstraite, surplombante, généralisante, alors que le travail impose de s’accorder tous les jours à partir d’expériences très partiellement partagées.

Cette démarche offre donc au syndicalisme une fausse solution à une vraie problématique : comment reprendre l’initiative sur les questions du travail et de la santé ».


En fait, note un autre article de ce même dossier Santé & Travail, « les syndicalistes doivent au contraire se saisir du problème, instruire la question de la qualité du travail avec les salariés eux-mêmes. C’est là que réside l’enjeu de toute négociation sur les risques psychosociaux. (…) Cela implique de la part des représentants du personnel une certaine posture face aux salariés et la construction d’une relation de confiance avec eux. (…) Cela nécessite donc aussi un apprentissage de la part des syndicalistes, celui de l’analyse du travail et de la pratique de l’élaboration collective avec les salariés, experts de leur propre travail. Reste à imaginer les espace de discussion permettant cette élaboration collective ».


Source : cides.chorum.fr/cides/navigation/goFolder.do


Commentaires

Aucun commentaire.