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Article publié le 25/06/12 par MyCoop

La mobilité partagée, comment ça marche ?

[ECOLO INFO]

La raréfaction des matières premières offre de nouvelles perspectives à la notion de partage : l’épuisement de nos modèles économiques et la remise en cause de nos modes de vie rendent indispensables la mutualisation des usages. Une évolution qui touche nos modes de transports et notre mobilité. Explications.

Plusieurs facteurs jouent sur l’évolution de notre mobilité : un changement global de paradigme, un ensemble d’actions de sensibilisation, de marketing et de communication – sans parler des technologies numériques, qui favorisent la croissance des modes de mobilité partagée.

Exemples de mobilité partagée

Le partage dans le domaine de la mobilité se concentre aujourd’hui plutôt sur les modes individuels mécanisés, tels que l’automobile ou le vélo.

Pour la voiture par exemple, il existe des systèmes d’autopartage de première génération, orientés Business to Consumer B2C (ex : les services proposés par le réseau France Autopartage) ou des services dits de seconde génération, entre pairs (P2P, tels Cityzencar ou encore Deeways). Il existe également des systèmes permettant de partager un taxi (G7 WeCab, Cityzen Mobility, tous les jours…). Enfin, de nombreux outils permettent de partager son trajet en voiture, graçe au covoiturage (ex : covoiturage.fr), de façon classique ou dynamique (ex : Green Monkeys).

En matière de stationnement, plusieurs offres existent également. Des systèmes pair-à-pair co-existent, permettant de partager des places privées (Panda, Placelib) ou “publiques” (Apila, Utilisacteur…). Des systèmes B2C sont également proposés, à l’exemple du plus connu à San Francisco : SF-Park.

Les modes doux ne sont pas en reste, ce qui se remarque particulièrement avec l’essor du nombre d’offres de vélos en libre service (VLS) dans les principales villes du monde.

Enfin, le transport de marchandises est aussi au coeur des réflexions. L’application “Colis Train” (l’Open App de Transilien) permet même à des voyageurs de se confier des livraisons de tous types (colis, lettres, fleurs…) et ainsi proposer un système de “colis-covoiturage » !

Quelles technologies permettent ces évolutions ?

Deux éléments sont particulièrement indispensables pour assurer un service de mobilité partagée : la localisation du bien et/ou du service à partager, ainsi qu’un mode de communication et de validation pour partager celui-ci. Passons en revue les technologies numériques qui répondent à ces besoins.

Tout d’abord, le GPS. Il permet la (géo)localisation de l’ensemble des biens et des services à partager,en temps réel. Ainsi, une personne souhaitant louer un vélo en libre service pourra connaître la disponibilité des vélos à une station en temps réel. La géolocalisation est souvent couplée à des systèmes de cartographie très performants (Google Maps, Open Street map, UrbanDive/Mappy …) et ouverts (que l’on peut alimenter à volonté). Elle peut également être couplée à des sytèmes de capteurs (ex : Lyberta à Toulouse).

Ensuite, le téléphone mobile (smartphone préférable), qui permet de communiquer de plusieurs manières : il permet le contact direct par communication vocale, l’utilisation d’applications spécialisées (ex : http://www.covoiturage.fr/Comuto pour le covoiturage), l’accès aux plates-formes web via un navigateur.

Les systèmes “sans contact” (quel que soit le support : carte à puce, smartphone, clé USB…) qui facilitent la validation. C’est notamment le cas lorsque l’on emprunte un vélo en libre-service ou encore lorsque l’on veut débloquer les serrures d’un véhicule en autopartage.

Enfin, de nombreux autres développements numériques cherchent à améliorer la performance des modes de partage. C’est notamment le cas de l’open data : à travers l’ouverture des données publiques, la possibilité est offerte à tout un chacun d’accéder à tout un ensemble de données partagées par la puissance publique.

Bref, les choses vont vite et tout porte à croire que les villes de demain n’auront plus la même allure, et nos automobiles non plus !

Notre rédacteur invité, Julien de Labaca, blogueur spécialiste des questions de mobilité sur www.juliendelabaca.fr

Source : http://www.ecoloinfo.com/2012/06/06/la-mobilite-partagee-comment-ca-marche/
CC



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