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Article publié le 05/07/09 par MyCoop

Travailler en collectif avec les AMAP

[Tessolidaire]

La fête des AMAP d'Ile-de-France 2009 était placée, plus que jamais, sous le signe du collectif. Alors que la demande de produits bio demeure très forte et que l'offre stagne (0,8 % de surface agricole utile seulement en bio ; aucun agriculteur n'a pu s'installer en bio l'an dernier, reconnaît la Région, qui veut tripler la SAU), des solutions collectives émergent : rachat de terres par la Foncière Terre de liens, accompagnement par le Groupement des agriculteurs biologiques dans la restauration scolaire bio, démarrage de la couveuses d'activités agricoles pour de jeunes maraîchers.

Enfin, les AMAP viennent de se regrouper dans un mouvement inter-régional, le Miramap, afin de mieux mutualiser leurs expériences. Ce foisonnement d'idées et le lien avec d'autres initiatives en collectif ont été mis en avant, au cours de la table ronde organisée, la semaine passée, par les AMAP d'Ile-de-France, dans le parc de Bercy à Paris. Laurent Gardin, maître de conférences à l'Université de Valenciennes, a relevé les caractéristiques communes de ces initiatives d'économie solidaire (commerce équitable, finance solidaire, régies de quartier, crèches parentales, finance solidaire, etc.) : elles répondent à la fois à des objectifs socio-économiques et environnementaux ; ce sont des activités marchandes, qui recourent aussi à la réciprocité bénévole et aux subventions publiques. " Aujourd'hui, elles partagent des enjeux identiques, souligne Laurent Gardin.

Elles doivent arriver à dépasser leur éclatement, à créer du lien avec les autres mouvements sociaux, et décider d'entrer ou pas dans la logique des politiques publiques. " Parmi d'autres expériences collectives, Vincent Lagalaye, chargé de crédit à la Nef, a rappelé le récent succès de l'appel public à l'épargne de Terre de liens, qui montre l'intérêt des consommateurs citoyens pour l'accès au foncier des agriculteurs bio.

De son côté, Antoine Rolland, pour la Fédération des Cigales, a expliqué que des épargnants solidaires se rassemblaient pour soutenir des projets de proximité, et en particulier ceux qui touchent au bio, comme les coopératives bio ou les jardins. D'autres rapprochements que bio et finance solidaire ont encore été évoqués par Yann Fradin, directeur de l'association Espaces, dont les derniers projets consistent à créer des liens entre les épiceries sociales et les jardins bio, pour favoriser l'accès au bio des personnes à bas revenus.

Enfin, Vanessa Jérome, conseillère municipale de Clamart (Hauts-de-Seine) s'est demandée comment rendre toutes ces expériences reproductibles. Le soutien du Conseil régional Ile-de-France, annoncé cette semaine par Jean-Paul Huchon lui-même suffira-t-il ? Il consacrera 15 millions d'euros sur 5 ans à l'agriculture biologique.

Actuellement, il n'y a que 84 agriculteurs bio dans la Région-capitale...

www.miramap.org

(cc) maych

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