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Article publié le 29/12/08 par MyCoop

Climat : Le paquet énergie-climat adopté par le Conseil européen

[Alternatives Economiques]

« Il n'y a pas de continent au monde qui se soit doté de règles aussi contraignantes » s'est félicité Nicolas Sarkozy à l'issue du Conseil européen des 11 et 12 décembre. Après moins d'une année de négociations, les Vingt-Sept ont en effet approuvé à l'unanimité le « paquet énergie-climat » proposé par la Commission, qui devait encore être voté par le Parlement européen le 17 décembre (il s'agit d'un processus de « codécision »).

Selon ce plan, d'ici à 2020, l'UE réduira de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990, portera à 20 % la part des renouvelables dans sa consommation énergétique et améliorera de 20 % son efficacité énergétique (l'énergie consommée rapportée au PIB). De quoi donner par ailleurs des gages de sérieux afin de pousser le reste du monde, Etats-Unis et Chine en tête, à s'engager, en décembre 2009 à Copenhague, dans un accord international ambitieux pour prendre la relève du protocole de Kyoto sur le changement climatique.

Reste à savoir si les nombreux compromis qui ont été nécessaires pour adopter le paquet énergie-climat et en faciliter la mise en oeuvre nuiront ou non à l'atteinte de l'objectif final. La mise en vente des quotas d'émission de CO2 (aujourd'hui alloués gratuitement aux industriels), dont les recettes participeront au financement du plan climat, sera très progressive : 20 % en 2013, 70 % en 2020, 100 % en 2027.

Pour prévenir les « fuites de carbone » -  les délocalisations que pourrait entraîner une trop forte contrainte écologique -, la gratuité des quotas sera maintenue pour les entreprises susceptibles d'être pénalisées vis-à-vis de leurs concurrents étrangers. Et si, pour la production électrique, l'intégralité des quotas sera mise en vente dès 2013, certains pays très dépendants du charbon, comme la Pologne, bénéficient de dérogations. Ces mesures pour alléger les charges qui pèseront sur les industriels sont autant de moyens financiers dont ne disposeront pas les Etats pour réduire de 20 % leurs émissions.

Autre dispositif, également très critiqué par les associations écologistes : la possibilité pour les Etats membres de réaliser 65 % environ (voir davantage pour certains) de leur engagement de réduction d'émissions dans des pays tiers, donc à coût moindre, par exemple en investissant dans la reforestation au Brésil ou le remplacement de centrales à charbon vétustes et polluantes en Chine.

Pour autant, que ces efforts soient réalisés à l'intérieur ou hors des frontières de l'UE est neutre, du point de vue du changement climatique... à condition que leur comptabilisation soit crédible.

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(cc) woodleywonderworks

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