Article publié le 25/09/10 par MyCoop
Des jardins familiaux aux jardins partagés
[Ecolo Info]
Demandez à vos grands-parents s’ils se souviennent des jardins ouvriers.
Pour ceux de nos aïeux qui ont été contraints de déménager de la campagne à la ville au début du siècle, les municipalités avaient aménagé des parcelles cultivables au sein des agglomérations ou à proximité. Ces initiatives avaient pour but de renforcer la cohésion sociale auprès des populations déplacées mais aussi pour permettre aux ouvriers des usines de faire pousser des fruits et des légumes, pour compléter à moindre coût leur alimentation quotidienne.
Ces jardins remportent un vif succès et l’adhésion de nouveaux jardiniers est massive. Si l’on ne comptait qu’une petite centaine de jardins ouvriers ou « familiaux » en France au début du siècle, ils sont plus de 250 000 en 1945 ! Avec l’explosion du concept, arrive un carcan administratif, notamment l’obligation pour ces jardins d’être régis par une association de loi 1901. Il est donc interdit de commercialiser le produit du labeur des jardiniers, il faut également que certaines règles de proximité des habitations des utilisateurs soient respectées.
Aujourd’hui, les jardins collectifs sont regroupés plus ou moins officiellement sous 3 grandes bannières :
> Les jardins familiaux, qui sont les anciens jardins ouvriers. Ce sont des parcelles de terrain pas toujours heureusement situées (au bord des grandes routes, dans des terrains vagues où la terre est médiocre, sans infrastructure d’irrigation…) ou bien sujettes à la spéculation immobilière et au développement urbain qui en signerait la mort. Les terrains sont parcellés et exploités individuellement. Les jardins familiaux sont de moins en moins nombreux, ils sont absorbés par l’urbanisation massive. Un projet de loi a vu le jour en 2003, pour les protéger grâce à un cadre administratif précis, mais...lire la suite sur le site d'Ecolo Info
Source: Ecolo Info


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