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Article publié le 26/08/09 par MyCoop

L’Europe veut des plages plus propres

[Terra Eco]
A partir de 2015, la qualité des eaux de baignade devra répondre à une nouvelle directive européenne, plus stricte envers la pollution bactériologique. Un travail de longue haleine pour les communes du littoral français, qui ne sont pourtant pas de mauvais élèves.

Jusqu’à l’an dernier, la France n’avait pas à rougir de la qualité de ses eaux de baignade. Les vacanciers pouvaient y faire trempette et, pour les moins chanceux, prendre la tasse sans inquiétude. Selon le rapport 2008 de la Commission européenne, l’Hexagone se classait en 3ème position pour la qualité de ses eaux (96%) derrière Chypre (98,2%) et la Grèce (97,7%). Mais voilà qu’une nouvelle directive, adoptée en 2006 par le Parlement européen et transposée l’an dernier en droit français, impose de nouveaux critères d’hygiène. Même si elle n’entrera en vigueur qu’en 2015, le temps presse.

Selon un rapport de l’association de protection des océans et du littoral Surfrider Foundation Europe, paru début juillet, 27% des plages françaises pourraient en effet être déclassées et 171 interdites de baignade, soit 1 sur 10, si la directive s’appliquait aujourd’hui. En avril 2008, un rapport de l’Afsset concluait déjà que la nouvelle directive conduirait à une "légère augmentation du pourcentage de sites non-conformes à la baignade lorsque tous les prélèvements sont pris en compte pour le classement".
Pour encourager les communes à s’atteler à la tâche, un label "Démarche Qualité des eaux de baignade", basé sur les résultats des analyses chimiques et microbiologiques de l’eau, a vu le jour en août 2008. "Le but est d’anticiper de deux ans l’échéance de 2015", explique Perrine Desbureaux, chargée du projet de certification, chez Bureau Veritas. En 2011, les communes devront ainsi avoir réalisé un "profil de baignade", et commencer à mettre en œuvre les premiers seuils en 2010 pour un 1er classement en 2013, dans la mesure où ce dernier tiendra compte du résultat des analyses des quatre années précédentes. Or les seuils sont plus contraignants. Celui de l’escherichia coli, une bactérie indicatrice de contamination fécale, est par exemple divisé par quatre dans la nouvelle directive européenne.

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