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Article publié le 08/05/09 par MyCoop

Lumière sur des militants de l’ombre

[Terra Eco]
Le prix Goldman, qui récompense chaque année six militants de terrain inconnus du grand public, vient d’être remis pour la zone Europe à une scientifique russe engagée dans la lutte contre la pollution aux pesticides.
Créé il y a 20 ans, le prix Goldman pour l’environnement est passé quasiment inaperçu cette année dans le paysage médiatique français.

Et pourtant, il mérite qu’on s’y attarde. Dans l’esprit de son père fondateur, le philanthrope américain Richard Goldman, il s’agissait de récompenser les militants de terrain de l’environnement, et notamment ceux qui n’hésitent pas à prendre des risques en allant à l’encontre des intérêts dominants. Ainsi en est-il de la lutte contre les forages pétroliers dans l’Arctique. Dans la jeune histoire du prix, il est arrivé parfois que certains primés deviennent ministres de l’environnement.

Cette année, c’est la scientifique russe Olga Speranskaya, directrice du programme de sécurité chimique au centre Eco-accord pour l’environnement et le développement durable, qui a été récompensée dans la zone Europe. Son mérite ? Avoir transformé une communauté éparse d’ONG dans 11 pays de l’ex empire soviétique en une force d’action aux revendications communes. Grâce à elle, des mouvements de défense de l’environnement ont fini par éclore sur un terrain peu familier de la démocratie participative.

L’objectif final étant d’éliminer les toxiques chimiques présents dans l’environnement, lourd héritage soviétique. Anciens greniers à blé de l’empire, les ex pays de l’URSS sont en effet aujourd’hui les victimes d’une grave pollution aux polychloro-biphényles et aux pesticides, qui se répandent dans les nappes phréatiques et peuvent conduire à des troubles hormonaux, neurologiques, voire entrainer des fausses couches. Les gouvernements n’ayant ni les moyens financiers ni la volonté politique de localiser et quantifier ces substances dangereuses, c’est là qu’intervient Olga Speranskaya.

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