Article publié le 25/01/10 par MyCoop
Recyclage : le solaire prend ses marques
[Terra Eco]
Non contente de produire des panneaux photovoltaïques, l'industrie du solaire s'attaque maintenant au recyclage de ceux qui, cramés par 25 années de soleil arrivent en fin de vie.
"Être doublement vert", affirme le slogan de l’association, baptisée PV Cycle [1], qui regroupe une cinquantaine de compagnies représentant 90% du marché européen. Forcément, "quand vous vendez des modules photovoltaïques, vous devez prouver que vous avez pris en compte l’impact de la totalité du cycle de vie de vos produits. Vous devez faire un peu mieux que les autres…", sourit Karsten Wambach, président de PV Cycle et manager de Sunicon, une société spécialisée dans le recyclage des panneaux.
Son programme de reprise a été lancé en Allemagne le 1er janvier avec 10 points de collecte. D’autres devraient ouvrir avant la fin de l’année en Espagne. Ce sera ensuite le tour de la France et de l’Italie, puis du Benelux, de l’Autriche et de la Suisse. Mais rien ne presse : les panneaux pouvant tenir une vingtaine d’année au minimum, "il y a un boom des installations mais pas encore un boom des déchets", justifie Jan Clincke, directeur général. PV Cycle s’est engagé à recycler tous les produits installés avant 2010. A compter de cette année, elle ne traitera que déchets de ses membres qui cotiseront à hauteur de 24 centimes d’euros par kg de panneau mis sur le marché.
Économies d’énergie
Pour s’occuper du recyclage, les candidats potentiels doivent être capables de traiter prochainement des milliers de tonnes avec un taux de recyclage de 85%, objectif de PV Cycle pour 2015. Soit pas grand monde, à part Sunicon, qui possède deux unités en Allemagne. L’américain First Solar, qui a déjà mis en place un système de retour volontaire pour ses propres panneaux, utilise et donc recycle lui des panneaux à base de cadmium, très toxique, et non de silicium.
"La recherche est plus ou moinsau point", assure Karsten Wambach. La première centrale solaire allemande, 300 kW de cellules installées en 1983, est ainsi passée entre ses mains en 2005. Bilan : deux tiers d’énergie utilisée de moins que s’il avait fallu produire les matériaux. Un chiffre qui tombe à 30% pour les panneaux modernes, qui imposent des étapes supplémentaires. Mais cela laisse quelques années pour peaufiner la technologie avant qu’ils commencent à arriver à la casse. Et pas de panique : les modules dernier cri compensent avec une quantité de silicium utilisée réduite de moitié.
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Commentaires
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