Article publié le 02/04/09 par MyCoop
Un, deux, trois, soleil... c’est réparé !
[Terra Eco]
Un matériau qui, à la lumière du soleil, se répare tout seul. C’est la trouvaille de Marek Urban, chercheur à l’université du Sud Mississippi et de Biswajit Ghosh, l’un de ses élèves, publiée dans la revue Science.
Le produit magique est issu du croisement de molécules de chitosan - issu du squelette des crustacés - et d’oxétane. Les chercheurs ont introduit le mélange au coeur d’un réseau de polyuréthane, un matériau classique utilisé dans les peintures, les colles mais aussi le caoutchouc. Puis, ils ont rayé le matériau, l’ont placé sous une lumière UV et patienté... En trente minutes, la surface s’était réparée comme par magie.
En fait, lorsque le matériau est fissuré, les cycles d’oxétane s’ouvrent et deviennent réactifs. Exposées à la lumière du soleil, les molécules de chitosane se découpent et leurs éxtrémités se lient aux cycles d’oxétane ouverts. Résultat : le réseau de polymère est recréé !
Certes, ce n’est pas la première fois qu’un matériau qui s’auto-répare voit le jour. Mais jusqu’ici, il s’agissait d’introduire des petites capsules emplies d’un matériau collant. Une fois rompues par la fissure, celles-ci étaient réparées par la colle ainsi libérée. « Sauf que les capsules peuvent parfois se rompre sans raison et empêcher le processus de réparation par la suite », explique Urban qui insiste sur la simplicité de son propre système. « C’est beaucoup moins élaboré et utilise des molécules disponibles à foison dans la nature. »
Et ses applications futures sont muliples. Peintures automobiles, meubles, maillots de bains... « Une joaillière m’a même appelé pour savoir si elle pourrait utiliser cette technique pour réparer ses bijoux », s’amuse Urban. Car les perspectives ne s’arrêtent pas au polyuréthane.
« Rien n’empêche d’adapter la même technique à d’autre matériaux », souligne le chercheur. Plusieurs applications pour un seul objectif : rendre des objets plus résistants et donc plus durables.


Aucun commentaire.