Article publié le 21/02/12 par MyCoop
Better World Books mobilise les universités contre l’illettrisme
[BLOG SPEAR]
Nous sommes en 2002, Christopher Fuchs et Xavier Helgesen sont étudiants à l’université lorsqu’ils réalisent que chaque année aux Etats-Unis, plus de deux milliards de tonnes de livres sont envoyés dans des décharges pour être détruits. Autant de savoir et d’histoires qui partent en fumée, sans même être recyclés.
Fort de ce constat ils ont cherché à donner une deuxième vie à ces livres. Cela commença par un premier tour des universités et des écoles dans l’Indiana (leur Etat d’origine), le Michigan et l’Illinois pour récupérer les livres qu’elles n’utilisaient plus récupérant ainsi 2000 ouvrages pour les revendre. 2000 c’est aujourd’hui le nombre d’universités disposant de boites en carton qui récupèrent les livres pour leur entreprise Better World Books à travers les Etats-Unis, le Canada et l’Angleterre.
Le modèle est simple : Ces livres sont revendus sur internet et une large partie des bénéfices profite à ceux qui n’ont pas accès aux livres par le financement d’associations œuvrant à la création d’écoles et de bibliothèque dans les pays pauvres. Au total 1 livre est vendu chaque 5 secondes sur leur site et 75% des livres récoltés ne sont pas vendus. Ils alors sont recyclés ou donnés. Avec trois millions de livres, leur hangar contient le plus gros stock de livres au monde. Chaque œuvre y est scannée et entrée sur leur site de e-commerce. On y trouve des livres de Platon à Agatha Christie en passant par des manuels de gestion.
En huit ans d’activités et avec une activité en constante progression, Better World Books compte plus de trois cents salariés et a versé 11 millions de dollars pour lutter contre l’illettrisme et à l’ouverture de bibliothèques dans le monde. Au final ce sont 60 millions de livres chaque année qui évitent l’incinération. Leur impact social est incontestable.
Que l’on ne s’y trompe pas, cette entreprise n’est pas une entreprise « classique » qui redistribue une partie de ses bénéfices. Elle a véritablement pour objectif de faire reculer l’illettrisme et de promouvoir la culture par les livres. Juridiquement il s’agit d’une B Corporation, un statut américain visant à créer un impact bénéfique aussi bien pour la société que pour les actionnaires. BWB est un pionnier de l’entrepreneuriat social qui a pensé à allier profits et objectifs d’intérêt général avant que cette notion ne soit enseignée dans les écoles comme elle l’est aujourd’hui. Bien-sûr, la route est longue avant qu’on ne parle de démocratisation de l’entrepreneuriat social mais nous sommes sur la bonne voie !
Source : http://blog.spear.fr/2012/02/better-world-books-mobilise-les-universites-americaines-contre-lillettrisme/
CC


Aucun commentaire.