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Article publié le 08/08/13 par MyCoop
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Habitat partagé : ils vont emménager, voici leur expérience

Reportage - A Nantes, neuf familles se sont lancées dans un projet d'habitat partagé. Avant l’emménagement prévu pour 2014, l'heure est aux discussions pratiques.


 « Je t’ai apporté la recette du gâteau au chocolat dont on avait parlé. » « Qui va au Salon du bois ce week-end ? – C’est obligatoire pour ceux qui installeront un poêle ! » Un jeudi soir pluvieux de début de printemps, chacun commence à prendre place dans la salle communale de la maison des associations du quartier Saint-Joseph-de-Porterie, à Nantes.
Marie-Louise, Ronan, Franc, Bruno et les autres se retrouvent une fois par semaine. Ils discutent charpente, tarif de rachat du photovoltaïque et serrurerie. Ils ne sont ni architecte ni promoteur mais se sont lancés, il y a cinq ans – pour certains – ou plusieurs mois – pour d’autres – dans le projet d’un habitat groupé. Neuf familles (dont douze enfants) dont les membres sont âgés de quelques semaines, pour le petit dernier, à 70 ans. Toute la troupe doit emménager en janvier prochain. Les travaux ont débuté il y a quelques semaines avec le terrassement et la pose des dalles.


C’est en 2008 que l’idée de cet habitat a commencé à germer dans les esprits. Marie-Louise est l’une des dernières rescapés du projet de base. Elle s’interroge alors avec amis et anciens collègues sur le « comment vieillir ensemble et ne pas être dépendants ». « Nous voulions continuer à être actifs, et pas loin des transports en commun », précise cette retraitée au large sourire. A l’époque, le projet n’était pas intergénérationnel. Mais certains se rendent compte qu’ils ne sont pas prêts et se désistent. Le temps passe et le petit groupe, partant à la recherche des maillons manquants, passe des annonces dans la presse locale et sur Internet.


« Je ne connais même pas mes voisins »

« 48 contacts rien qu’avec un article dans Ouest-France  », se souvient Marie-Louise. Le groupe fait alors passer des « entretiens ». C’est à ce moment-là que Franc est « recruté ». « Je voulais trouver un esprit de village, avec une entraide au quotidien », explique ce papa de deux fillettes de 2 et 6 ans. « Aujourd’hui, je ne connais même pas mes voisins », lâche-t-il.
« L’idée n’est pas tant de vivre ensemble mais plutôt de construire un projet ensemble », précise Bruno, qui a débarqué dans le groupe à la fin de l’année 2011, après qu’une famille s’est désistée. Il est maintenant l’un des deux co-gérants du projet. « Ce qui nous a intéressé, mon épouse et moi, c’est de monter quelque chose de collectif, sans pour autant oublier chaque individualité. » Et cela n’est pas de tout repos. Les collectivités n’ont pas – encore – l’habitude de ce genre de projet. « Il est difficile de se faire entendre et comprendre auprès d’elles et puis au début nous avions vu trop haut, il a fallu refonder le projet pour en baisser les coûts. »
Bruno Violleau, le co-gérant du projet, conseille par ailleurs de se faire aider par un tiers pour « arbitrer les conflits du groupe. Garant du bon déroulement – respect planning, prise de décision –, il peut être un assistant à maîtrise d’ouvrage ». « L’idéal est d’avoir un bon contact avec la collectivité locale, explique Cécile Viallon, du mouvement Eco habitat groupé. En général, elle ne s’oppose pas mais est indifférente. Quant aux notaires, il y en encore peu qui comprennent comment cela fonctionne. »


Eau de pluie et potager

Sur un modèle non standardisé – les futurs habitants de Saint-Joseph-de-Porterie ont réalisé leurs plans –, et 1500 m2 de terrain, les maisons feront de 80 à 150 m2. Toutes respecteront les normes BBC (bâtiment basse consommation), certaines seront mêmes passives. L’habitat sera « le moins possible gourmand en énergie et le plus naturel qu’il soit », souligne Bruno Violleau. L’eau de pluie sera récupérée pour être utilisée dans les chasses d’eau. Au milieu, se tiendra une petite maison commune de 20 m2 pour accueillir les hôtes de passage, se retrouver et faire des réunions. Le potager et le jardin seront également partagés. Enfin, certains outils, notamment de bricolage et de jardinage, seront mutualisés. Chaque séance hebdomadaire de discussion autour du projet rapproche le petit groupe de l’emménagement et chacun semble déjà se voir y vivre.

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L’habitat partagé en chiffres et en règles

En ce qui concerne l’aspect financier d’un habitat partagé, deux choix sont possibles, avec d’un côté des emprunts individuels où chaque ménage apportera sa contribution au groupe ou bien un emprunt collectif.
  Pour le côté juridique, il existe pléthore de statuts. Parmi eux, la société civile immobilière d’attribution. Elle a pour vocation « l’acquisition ou la construction d’un ensemble immobilier, en vue de sa division par fractions, destinées a être attribuées aux associés en propriété ou en jouissance ». L’autre solution peut également résider dans la société civile coopérative de construction. Mais il n’existe pas, pour le moment, de statut idéal pour ce genre d’habitat. Ce sera peut-être le cas à l’avenir puisque le projet de loi Duflot entend favoriser le développement de formes d’habitat alternatives avec la création de deux statuts pour l’habitat participatif : la coopérative d’habitants et la société d’autopromotion.

En Suisse, l’habitat partagé représente 5% du parc immobilier et le taux grimpe à 15% pour la Norvège. En France, selon les travaux d’Emilie Cariou, de Association de développement de l’économie sociale et solidaire (Adess) de Brest, il y aurait entre 112 et 178 projets, depuis 2010, d’habitat groupé. Les régions Ile-de-France, Rhône-Alpes et Bretagne figurent en haut de la liste.


Source : Terra Eco
Crédit photo : Bruno Violleau

Commentaires

Post� le 15/09/2014 par dossmendos

Dans le soucis de réaliser ses objectifs et aussi dans le cadre de vos études, la NVM-TOGO vous propose des stages pour les étudiants souhaitant collaborer avec les communautés locales et découvrir une culture différente et des activités de camps chantiers internationaux. Ainsi, elle organise des camps chantiers, des formations et des stages répondant à vos objectifs tout au long de l'année.

EDUCATION
La NVM-TGO organise des camps chantiers en été et propose des stages toute l’année à Lomé, dans d’autres villes du pays et dans les villages environnants pour favoriser l’éducation des jeunes et des adultes. Les stagiaires pourront être affectés dans des établissements scolaires (maternels, primaires, collèges et lycées) où ils enseigneront les matières (français, mathématique, anglais, allemand, histoire-géographie, physique-chimie, comptabilité…) qu’ils auront choisis, tout en respectant le programme scolaire. Les stagiaires pourront ainsi prendre en compte les différences culturelles existantes, et comparer leurs méthodes d’enseignement avec celles des enseignants locaux. Le soutien scolaire peut également avoir lieu pendant les vacances, ainsi vous pourrez vous rendre compte par vous-même de la volonté qu’ont les enfants à apprendre, à s’améliorer, à découvrir, à partager...De plus, ce programme comprend l'animation des enfants dans les villages ou dans les écoles maternelles (chants, danses, jeux divers, théâtre…).
Santé

La santé est une préoccupation majeure, principalement dans les villages reculés. Les établissements hospitaliers et sanitaires ne possèdent pas de toutes les technologies présentes dans les pays du nord. De plus, la population est peu sensibilisée aux règles d’hygiène, ce qui entraîne des risques de maladie et de décès supplémentaires.
La NVM-TOGO s'est engagé à œuvrer pour une meilleure éducation sanitaire et hygiénique afin d'assurer un bien-être physique et familial aux populations.
La priorité dans ce domaine est de rencontrer les différentes communautés, afin de leur expliquer les règles d’hygiène essentielles, mais aussi de les sensibiliser sur différentes maladies comme le VIH/SIDA, les MST/IST, le paludisme. De plus, durant ces campagnes, des petits ateliers seront formés pour désinfecter et panser les plaies mineures souvent infectées des enfants des villages. Les stagiaires pourront également intervenir dans des infirmeries et des centres de santé primaires où ils assisteront les médecins, les auxiliaires médicaux et aussi, des sages-femmes. Ce stage permettra de découvrir, d'analyser et d'apprécier comment les soins sont prodigués dans nos hôpitaux, les problèmes auxquels sont confrontés les malades, leurs familles et les médecins. Les stagiaires pourront ainsi échanger avec les médecins, leurs méthodes de travail, et leur apprendre également les leurs.
Art et artisanat d'Afrique
Ce stage comporte différents ateliers, ainsi les stagiaires peuvent en choisir un ou plusieurs, selon leurs préférences parmi les batiks, la sculpture sur bois, les percussions, la danse africaine et le théâtre.
Batik et teinture
Cet atelier permettra aux stagiaires d’apprendre à créer des toiles, à maitriser l’application de la cire d’abeille, l’application des couleurs ainsi qu’a protéger les toiles par la cire d’une bougie. Le travail se terminera par le lavage de la toile dans de l’essence.
Grâce à cet atelier, les stagiaires pourront également confectionner des cartes postales, de décorer des T-shirts, des chemises, des robes… tout en profitant de la tradition
Africaine au sommet de son art. Afin d'être à l'aise dans l'accomplissement de ce chantier, vous pouvez prévoir des crayons, des feutres, des aquarelles, des gouaches, des T-shirt blanc en coton, des toiles blanches en coton, des gants en plastique ...
Sculpture sur bois
La sculpture sur bois est un art développé en Afrique de l’ouest. Ainsi les bénévoles désireux d’apprendre cette tradition africaine, pourrons participer à différents ateliers, afin de mieux connaître l’origine de cet art, et réaliser des objets simples, qu’ils pourront ramener dans leur valise.
Tourisme
Organise des stages dans le tourisme, permettant aux étudiants d’effectuer leurs stages d’étude en écotourisme, mais aussi en tourisme solidaire. Les missions principales sont l’analyse des sites touristiques à promouvoir, la recherche de partenariats (hôtels, guides, taxis…), la sensibilisation de la population locale face à la préservation de ces sites, la recherche de touristes…
Environnement
Soucieux de la santé de notre planète, et face aux nombreux problèmes que rencontre la nature, la NVM-TOGO propose des camps chantiers et des stages afin de sensibiliser la population à un développement durable respectueux de l’environnement. Elle a pour objectif de lutter contre une pollution accrue des rivières, aux dépôts sauvages de déchets dans la nature, à la désertification en proposant le reboisement des forêts, celles-ci possédant des bois rares comme l’ébène.

Pays sous le droit duquel le contrat de stage sera signé : Togo
Temps de travail : Temps plein
Période :
Début : 2014-10-01
Fin : 2015-12-31
Lieu du stage
00228 Togo (tg)
Langue :
Français : Langue de travail
Pour tous vos questions de stages de fin d’étude ou de camp chantier, veuillez nous contacter sur : Email : nvmtg08@hotmail.fr ou lokine2004@yahoo.fr ou
NVM- TOGO
s/c03BP 30683 Lomé
Tel (+228) 90 34 19 75 / 99 98 52 89/22 33 33 94
Notre site Web : nvm.user.fr
Pour un développement durable mettons nous au service des autres.
MARIE LADRON DEGUEVARA ;tel :0695085287
Adresse France : Alexandre Petit apetit@audencia.com tel : 0033626121937
Adresse canada : Adrien Orlowski : 0015146612661/0015145164578
Pol FOCRAIN : 0014389330910
SGDF DE BOULOGNE : LUCA SERRE : l.serres@ymail.com
Site web de NVM-TOGO: http://nvm.user.fr/