Article publié le 18/02/10 par MyCoop
Quand Internet a la fibre sociale
[Terra Eco]
Pour réduire la fracture numérique, certains HLM bénéficient déjà d'offres à prix cassés, plus bas que le tarif social à 20 euros pour les foyers modestes défendu par le premier ministre. Avec parfois des services supplémentaires en bonus. Exemples à Marseille et Angers.
Les hommes politiques twittent à longueur de journée, on peut acheter sa musique ou, comme vous le faites actuellement, consulter son magazine préféré en ligne. Pas de doute, la révolution numérique est là. Sauf que pour les 40% de Français qui n’ont pas Internet, tout cela n’est que encore virtuel…
A Marseille, il y a bien les taxiphones, qui permettent à chaque coin de rue d’appeler le bled mais aussi de surfer pour une poignée d’euros. Mais pour environ 11 000 foyers phocéens logés en HLM, cette solution de rechange ne sera bientôt plus nécessaire : "avec le Service unique numérique (Sun), développé par Numéricable, ils bénéficieront d’Internet à 2 mégas, de la TNT et d’une ligne téléphonique avec appels entrants gratuits et 4 numéros d’urgence en sortie", détaille Daniel Sperling, adjoint municipal délégué à l’Accès à Internet pour tous. Le tout pour 4,20 euros par mois inclus dans les charges…
Réduire la fracture numérique
"Il s’agit de ne pas laisser les gens sur le bord de la route, car 29,90 euros par mois, cela fait cher", explique Patrick Padovani, président d’Habitat Marseille Provence (HMP), l’organisme HLM qui a signé le contrat avec Numéricable. "On s’appuie sur les bailleurs sociaux, car on sait que la fracture numérique se trouve là", appuie Daniel Sperling. Seulement 34% des foyers gagnant moins de 900 euros par mois ont accès à internet. Mais si l’opération représente deux tiers du parc d’HMP, le chemin sera long, car l’objectif est de l’étendre aux 60 000 logements sociaux que compte la ville.
D’autant plus que le SUN ne peut être mis en place que dans les logements collectifs raccordés au "service antenne", vestige du plan câble lancé sous Mitterrand et dont il constitue une sorte de mise à jour. Pour les logements sociaux qui ne peuvent pas en bénéficier, c’est une autre paire de manche… Idem pour des immeubles ou des zones pavillonnaires, les HLM n’ayant pas le monopole des revenus modeste dans une ville où les trois quarts de la population sont éligibles au logement social. (...)
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