Article publié le 22/01/10 par MyCoop
Du sel dans mon Amap
[Julie Martinat pour myCoop]
A Pessac, près de Bordeaux, l’association Terre d’Adeles (Association pour le développement d’échanges locaux équitables et solidaires) partage son jardin avec les habitants de la ville et développe un projet environnemental et solidaire inédit.
Deux hectares de friches transformés en 2008 en une « utopie concrète » et c’est plus d’une centaine de familles qui profitent aujourd’hui d’un lieu préservé entre nature sauvage et potager à partager. L’histoire de ce grand jardin remonte à 2003. L’association Terre d’Adèles soutient la création d’une Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) maraichère. Ce potager s’ouvre très vite aux habitants dans le but de sensibiliser le plus grand nombre au développement durable. Après plusieurs déménagements, il se stabilise sur son terrain actuel, crée plusieurs emplois tout en continuant de travailler avec des Amap locales partenaires pour proposer aux adhérents des paniers hebdomadaires comprenant, selon les envies de chacun, des légumes, du miel, du fromage, de la viande et du poisson, et même du vin bio… Mais sur les terres du Jardin d'Adèles, les adhérents ne sont pas de simples consommateurs. Ils s’engagent à consacrer au moins une heure par mois à l’entretien du potager.
Un jardin biologique, pédagogique et solidaire
Promouvoir l’agriculture biologique en impliquant les consommateurs, accueillir les enfants et les habitants des quartiers sensibles, le jardin a également la vocation d’être un créateur d’emplois et de solidarité : en créant des emplois – cinq jardiniers sont désormais salariés de l’association – et en donnant aux consommateurs les moyens d’accéder à leurs produits. A tous les consommateurs. Cela grâce au Sel (système d’échange local) auquel chaque adhérent est invité à participer. En plus des traditionnels échanges de bien et de services entre les membres du réseau, celui-ci permet à des personnes en difficulté d’accéder aux paniers de légumes produits à un prix quatre fois mois élevé. Le principe ? La personne s’engage à participer au maraichage, à hauteur de 3 heures par semaine, elle est rémunérée pour son travail en « fraises », la monnaie du Sel, qu’elle utilise ensuite pour réduire le prix de son panier.
En 2009, grâce au soutien de la CCAS (centre communal d’action sociale) de Pessac, une dizaine de personnes bénéficiaires de minima sociaux ont participé au projet et sont devenus pendant quelques mois «des jardiniers selidaires ».
Pour en savoir plus sur l’association :
terredadeles.org
autres sources :
www.rtes.fr/L-ESS-un-patrimoine-toujours
http://www.selidaire.org/spip/article.php3?id_article=1403
Crédits Photos : Terre d'Adèles - tous droits réservés


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