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Article publié le 03/05/09 par MyCoop

“Il est normal que, lorsqu’on licencie quelqu’un, on lui donne un an de salaire”

[Alternatives Economiques]
Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Philippe Maystadt, directeur de la Banque Européenne d’Investissement, la BEI. Qu’est-il arrivé à Monsieur Maystadt ? Souhaite-t-il tout d’un coup construire l’Europe sociale ? S’agit-il d’une mesure qu’il souhaite voir adoptée par le Parlement européen qui sortira des urnes en juin prochain ?

C’est possible, mais ce n’est pas le plus probable. Car Monsieur Maystadt faisait ici référence aux indemnités de licenciement de l’ancien directeur de la banque Dexia, banque en faillite dont le sauvetage a nécessité la mobilisation des Etats français et belge à hauteur de 6 milliards d’euros. En 2008, Dexia a réalisé une perte de 3,3 milliards d’euros.
Initialement, Axel Miller devait recevoir 3,7 millions d’euros afin de se remettre du traumatisme causé par son licenciement. C’était dans son contrat. Mais, étant données les circonstances, son indemnité a été massacrée. Le pauvre homme ne recevra que 825 000 euros, soit, apprend-on, l’équivalent d’un an de salaire.

Interrogé sur France Inter ce matin par Nicolas Demorand à ce sujet, Monsieur Maystadt nous dit qu’il est normal qu’une personne quitte son emploi avec un an de salaire (fixe, c’est-à-dire hors primes ; ces deux dernières années, tout compris, le salaire d’Axel Miller dépassait, chaque année, 1,5 million d’euros).

En France, le montant de l’indemnité de licenciement est de 1/5ème de mois par année d’ancienneté. Autrement dit, si votre salaire est de 1500 € / mois, et que vous êtes licencié au bout d’un an, vous partez avec 300 petits euros. Ou encore, pour partir avec un mois, et non pas un an de salaire, il faut avoir travaillé… 5 ans !

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(cc) Suburbanbloque

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