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Article publié le 24/11/08 par MyCoop

Immobilier associatif : faut-il être propriétaire ?

La question de l’immobilier est de plus en plus d’actualité dans le monde associatif.

A l’instar d’autres acteurs économiques (entreprises, hôpitaux, groupes de distribution…), les associations s’interrogent. Doivent-elles, dans un souci de maîtrise et d’indépendance, être propriétaires de l’immobilier dans lequel elles exercent leurs activités ? Ne devraient-elles pas en confier la réalisation et l’entretien à des professionnels ?

En effet, l’augmentation des coûts ainsi que l’évolution très rapide de la nature et de la localisation des besoins, ou encore de la réglementation, rendent très difficiles la maintenance ou la disposition d’un immobilier adapté et de qualité.

Soit l’association a besoin d’argent pour son développement. Dans ce cas externaliser l’immobilier correspond à se donner une marge de manœuvre financière pour développer un autre axe ; soit elle veut rationaliser sa gestion et se concentrer sur son métier principal.


L’«externalisation» des infrastructures associatives intervient quand les locaux occupés sont trop lourds à gérer et nécessitent beaucoup de technicité et de maintenance ou lorsque le patrimoine, plus aux normes mais de valeur, permet ainsi d’acquérir des structures plus adaptées. Certaines associations ont, par exemple, travaillé avec des opérateurs de logement social pour concevoir, réaliser et leur louer des immeubles à vocation d’hébergement social.

Quel que soit le type d’opérateur, l’expérience a montré que l’association ne pouvait pas se dessaisir des compétences nécessaires à la définition de ses besoins et à la gestion de ses rapports avec son bailleur. L’idéal est de conserver la maîtrise de son immobilier en le faisant financer par des investisseurs extérieurs. Un idéal auquel il faut veiller car certaines associations sont, par leur histoire, héritières de patrimoines immobiliers à vocation sociale de grande valeur (emplacement en centre ville, grande superficie, …) qu’il ne faut pas laisser détourner de leur utilité collective au profit de promoteurs à but très lucratifs… 

(cc) steffe

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