Article publié le 19/02/09 par MyCoop
L’économie sociale, combien de divisions ?
[Claude Sevaistre pour MyCoop]
En 2006, en France, un salarié sur 10 travaillait dans une entreprise d’économie sociale. C’est ce que vient de publier l’INSEE*, et le temps pris pour compter devrait nous garantir que les chiffres sont vérifiés !
Pourtant les débats sont ouverts sur la méthode utilisée pour parvenir à ces résultats. Le secteur coopératif parâit avoir été singulièrement sous estimé. Pourquoi ? la coopération agricole a-t-elle été exclue ? Est-ce un problème de définition de périmètre des groupes coopératifs ?
Pour l’INSEE, associations, mutuelles, coopératives, fondations, cela faisait 200 000 établissements qui employaient 2,1 millions de personnes. Pas toutes à temps plein, et même souvent à temps partiels. Souvent des emplois féminins, par choix parfois, par contrainte dans d’autres cas. Dans ce pot commun, un leader : le secteur associatif : il représente 80 % des salariés.
Ce qui est très étonnant, c’est la répartition géographique de ces entreprises et la diversité régionale de la présence de l’économie sociale. Des cartes en témoignent : il y a des raisons historiques et des causes économiques.
Ces chiffres font preuve de l’importance de l’économie sociale dans notre économie. Mais aussi dans notre société quand on voit les « prestations » fournies par ces employeurs : action sociale, protection sociale, éducation, santé…. La société française ne peut se passer de ce secteur. C’est une originalité, peut être, c’est une réalité, sûrement.
Au-delà des discours militants, une bonne statistique, il n’y a pas mieux pour dire ! C’est bien la logique qui avait prévalu à la création de l’Addes en 1980, ne compte que ce qui est compté.
Addes qui tient son prochain colloque le 10 mars, consacré à la gouvernance dans les entreprises d’économie sociale et en particulier aux mutuelles.
*Guillaume Gaudron, Insee Première, n° 1224, février 2009, 2,30 € ; disponible sur www.insee.fr


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