Article publié le 29/08/09 par MyCoop
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Les coopératives résistent mieux à la crise…
[Laure Capblancq pour MyCoop]
Mycoop en a parlé en février dernier mais une étude récente de l’OIT et un débat organisé par le Groupement National de la Coopération ont permis de le redire.
Ainsi la Journée internationale des coopératives, le 4 juillet dernier, a été l’occasion pour l’Alliance Coopérative International de présenter une étude de l’Organisation International du Travail (OIT). Selon ses résultats les coopératives résistent mieux à la crise que les autres formes d’entreprises. De plus en plus de personnes choisissent l’entreprise coopérative pour répondre aux nouvelles réalités économiques. Pourquoi les coopératives sont-elles capables de survivre et d’aussi prospérer en cas de crise, et au-delà ? Grâce à leur modèle.
L’entreprise coopérative est un modèle d’entreprise alternatif qui, au lieu de se concentrer sur le profit, se concentre sur les personnes, regroupant leur puissance de marché tout en les guidant par les valeurs et les principes coopératifs.
Les économistes, le monde académique et la communauté internationale recherchent comment stimuler une reprise globale et en le faisant, commencent à s’interroger sur le modèle économique actuel, qui a perdu la confiance aussi bien des responsables politiques que du consommateur moyen. Ils cherchent notamment à réguler les marchés et particulièrement les institutions financières, pour assurer un fonctionnement plus éthique et transparent. Toutefois, dans leur quête, ils redécouvrent aussi et reconnaissent le potentiel des coopératives à contribuer de manière significative à un nouveau système économique.
A Paris, près de 120 personnes ont participé au débat organisé par le Groupement National de la Coopération sur le thème « Face à la crise : les autres réponses des coopératives », le 9 juin 2009 à Paris, à la suite de son AG. Jean-Claude Detilleux (Groupe Crédit coopératif), Yves Zehr (Coop Alsace), Marie-Noëlle Lienemann (Fédération nationale des coopératives HLM), Charles-Henri Montaut (Union technique bâtiment) et Michel Prugue (Maïsadour) ont échangé avec Jean Arthuis et Didier Migaud, les deux Présidents de Commissions des Finances du Parlement français, sur les points forts des coopératives et les idées reçues. La Coopération va bien, confie Jean-Claude Detilleux, Président du GNC, malgré les différentes mises en cause des spécificités du système coopératif, notamment à Bruxelles. En ces temps de crises, les entreprises qui n’ont pas cédé aux sirènes de la banalisation, à la course aux profits et au court terme, résistent globalement mieux que les autres.
La proximité des coopératives avec leurs sociétaires, leurs clients, leurs salariés, leurs usagers y compris dans les territoires les plus reculés leurs ont permis d’anticiper et de répondre aux effets de la crise. Si la coopérative est apparue être un avantage concurrentiel dans ce contexte de crise, les législateurs ont regretté un manque de visibilité. « Le meilleur argument, c’est ce que vous faîtes ! » a insisté Jean Arthuis pour qui la coopération est l’« antidote à la financiarisation excessive de l’économie ». « Soyez plus audacieux dans le lobbying et la communication. » a renchérit Didier Migaud qui a invité les coopératives à faire remonter les difficultés notamment pour accéder aux aides d’état.
(cc) sludgegulper


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