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Article publié le 13/10/08 par MyCoop

Subprimes écologiques et précarité

Au cours de la semaine dernière (du 22 au 27 septembre), les mauvaises nouvelles se sont succédées.

De façon arbitraire, j’en ai sélectionné deux, qui ne portent pas sur la crise persistante du système financier mondial, de sorte qu’elles n’ont fait la « une » nulle part. Elles sont écologiques et sociales. Et j’ai ajouté une bonne nouvelle. Elle est… écologique et sociale.

<h1>LES SUBPRIMES ECOLOGIQUES</h1>

La plus mauvaise de ces nouvelles, pour ceux et celles qui essaient de voir plus loin que le bout de leur existence, est qu’en 2007 les émissions mondiales de CO2 ont poursuivi leur croissance, à un rythme effréné : + 3,5 % par an en moyenne depuis 2005, quatre fois plus qu’entre 1990 et 2000, plus que dans le pire des scénarios du GIEC sur le climat. Ceci dans une situation où l’on sait pourtant que le volume global de ces émissions est déjà deux fois supérieur à ce que la nature peut absorber en un an. L’efficacité carbone de la production (les émissions par dollar de PIB mondial) a même diminué.

Autour de moi, on me conseille de ne pas faire de catastrophisme. Ce serait démobilisateur. Peut-être, mais on est quand même affecté par de telles informations et par le peu d’écho qu’elles trouvent dans l’opinion, via les médias. Il n’y a pas que la finance qui privilégie le court terme et qui laisse se développer d’énormes bulles de « crédits toxiques », comme on dit pour désigner les subprimes. Pour l’instant, la banque mondiale des ressources naturelles continue à nous faire crédit, tout en commençant à modifier ses comportements de prêteur dont les actifs sont limités et fondent comme banquise au soleil.

Quand va-t-on la recapitaliser pour sauver sa capacité à nous faire vivre ?

 

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Illustration :Bruno C (cc)

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