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Article publié le 12/09/10 par MyCoop

Une économie sans déchets

[Alternatives Economiques]


En généralisant l'écologie industrielle et l'économie de fonctionnalité, on pourrait limiter fortement la production de déchets tout en offrant des services de qualité.

Article extrait du hors-série l'Economie durable qui vient de paraître

L'état des lieux des principaux fléaux qui nous menacent : changement climatique, productivisme agricole, pénurie d'eau, ressources halieutiques, déforestation, biodiversité, produits toxiques…
Les outils pour marier économie et écologie : villes, énergie, transports, agriculture, modes de vie…
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Kalundborg. Chaque année, on vient du monde entier visiter ce petit port danois de 22 000 habitants, situé à l'ouest de Copenhague, au bord d'un fjord. Pas pour son centre-ville médiéval et sa singulière église à cinq tours. C'est l'expérience d'écologie industrielle qui a démarré là-bas dans les années 1960 qui suscite tant d'intérêt: progressivement, des échanges entre entreprises se sont en effet mis en place, qui ont permis de limiter drastiquement les gaspillages d'énergie et de matières premières. Une véritable "symbiose industrielle" est ainsi née, qui mime le fonctionnement des écosystèmes naturels.

C'est une voie intéressante - mais pas la plus aisée à mettre en oeuvre - pour tenter de bâtir un modèle de développement soutenable. Une autre piste explorée par quelques entreprises consiste à basculer dans ce qu'on appelle "l'économie de fonctionnalité", c'est-à-dire dans un système qui substitue la vente de services à la vente de biens. Revue de ces deux modèles, et des difficultés qui freinent leur généralisation à l'économie entière.

D'importantes économies

A Kalundborg, la plus grande centrale électrique du Danemark vend de la vapeur à la raffinerie de pétrole voisine, laquelle lui vend en retour ses eaux usées qu'elle utilise comme eau de refroidissement. La centrale fournit également de la vapeur à la société de biotechnologies Novo Nordisk, à la société Gyproc, productrice de panneaux de construction en plâtre, et à la municipalité de Kalundborg, qui l'utilise pour son système de chauffage urbain. L'eau tiède rejetée par la centrale est quant à elle utilisée par une ferme piscicole à proximité. Tandis que l'unité de désulfuration de ses gaz de combustion lui permet de fournir du gypse à Gyproc, etc. Au total, 26 contrats d'échange de matières, d'eau ou d'énergie se sont mis en place au fil du temps, permettant des réductions tangibles de la masse de matières premières consommées: la symbiose industrielle de Kalundborg permettait déjà au début des années 2000 d'économiser 20 000 tonnes de pétrole par an, 200 000 tonnes de gypse, 15 000 tonnes de charbon ou encore... lire la suite sur Alternatives Economiqueshttp://alternatives-economiques.fr/blogs/sibille/2010/08/23/pour-une-biodiversite-entrepreneuriale/

http://www.entreprises.coop/

http://www.flickr.com/photos/78011127@N00/2549672390/

Source : Alternatives Economiqueshttp://www.terra-economica.info/Les-institutions-de-microfinance,11767.html


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