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Article publié le 09/07/09 par MyCoop
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Vers de nouvelles alliances dans l'entrepreneuriat social

[Tessolidaire]
L'alliance entre entrepreneurs de l'ESS et entrepreneurs "classiques" engagés dans la responsabilité sociale (RSE) marque des points.


Elle est même au cœur du nouveau projet stratégique 2015 de l'Avise. A l'occasion d'un débat public organisé cette semaine à la Macif, Hugues Sibille, directeur de l'Avise, a souligné qu'il était nécessaire pour l'entrepreneuriat d'ESS d'arriver à une certaine taille pour peser sur les enjeux économiques et sociaux ; un des moyens d'y parvenir est de s'ouvrir à de nouveaux partenariats avec les entreprises impliquées dans la RSE. Un constat qui était déjà bien sûr celui du Livre blanc Oser maintenant diffusé par l'Avise en janvier et qui a mis en vedette cent entrepreneurs sociaux : fabriquer de nouvelles alliances pour accéder à de nouveaux marchés, répondre à des besoins de recrutement ou élever le niveau de RSE des uns et des autres.

A côté des associations ponctuelles entre les deux types d'acteurs entrepreneuriaux, certains développent des expériences originales. Lors du débat, Christophe Chevallier, directeur du groupe Archer, a détaillé l'activité de sa structure, située à Romans (Drôme). Il s'agit d'un groupement économique solidaire, qui fédère une quinzaine d'entreprises, qui peuvent être aussi bien des Sarl, que des coopératives ou des entreprises d'insertion, dans les métiers de l'environnement, des travaux publics ou de la serrurerie. Il a plaidé pour l'extension du statut de groupement économique solidaire, qui vient d'être reconnu pour la première fois, à l'occasion de conventionnements pour le RSA. Le groupe Archer, dans une zone durement touchée par la crise, est devenu, un acteur de premier plan de la création d'emplois locaux, avec aujourd'hui 270 ETP et 45 permanents sur des fonctions transversales dans le groupe.

Cette croissance lui permet d'être un interlocuteur incontournable pour les PME du département. Pourquoi ne pas imaginer un dialogue avec de plus grandes entreprises, comme celles qui sont rassemblées au sein de l'Orse (Observatoire de la responsabilité sociale des entreprises), dont le président Daniel Lebègue a dit que le modèle de l'entrepreneur social était peut-être celui de l'entrepreneur de demain et qu'il fallait l'aider à émerger ? Pragmatiquement, c'est ce que fait Patrick Dargent, président du Réseau Entreprendre, qui depuis plusieurs années soutient les projets qui ne rentrent pas dans les cases habituelles, parce qu'ils font la part belle aux objectifs sociaux et écologiques.

Enfin Claude Alphandéry, président du CNIAE, a remarqué que, même s'il persiste des différences entre entreprises de l'ESS et les autres, il y a aussi de plus en plus de convergences, comme le sens donné au métier d'entrepreneur, une gouvernance qui se veut de plus en plus éthique et un ancrage territorial affirmé. Il travaille actuellement, avec d'autres acteurs de l'ESS, à établir les conditions d'émergence de nouveaux entrepreneurs sociaux en France : " comment développer de nouvelles structures pour sortir de la marginalité ? Comment grandir sans perdre son âme ? ". Il note avec plaisir que les grandes mutuelles et les grandes banques de l'économie sociale veulent aussi prendre toute leur part dans ce changement d'échelle et aider les acteurs plus jeunes.

www.archer.fr


Source : Tessolidaire

(cc) faeryboots *on a mini-vacation!*

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