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Article publié le 18/07/09 par MyCoop

Jardins en partage

[Tessolidaire]
Besoin de mettre en commun la rareté (les espaces verts en milieu urbanisé) ou nécessité de retrouver du lien social, les jardins partagés deviennent très tendance ! On leur demanderait presque d'être la solution à tous les problèmes : lutte contre la pollution, insertion, alimentation en circuits courts, etc. A Paris, il en existe désormais plus d'une cinquantaine, à mi-chemin entre les jardins communautaires à la mode new-yorkaise et les anciens jardins ouvriers.

Militante des jardins partagés et auteur (avec Laurence Baudelet et Frédérique Basset) de Jardins partagés aux éditions Terre vivante, Alice Le Roy a participé aux récentes inaugurations, en tant que chargée de mission à la Ville de Paris. " Tous les quartiers sont concernés, explique-t-elle. Les jardins sont ouverts à tous, y compris à ceux qui ne savent pas jardiner ! La plupart sont bio, ce qui leur donne droit au label Main Verte de la mairie de Paris. On y cultive des fleurs et des légumes. Il n'est pas autorisé en effet de créer des jardins purement ornementaux. " Les derniers jardins ouverts, comme le Centre de la Terre dans le 11e ou le Jardin sur le Toit dans le 20e ont aussi une dimension d'insertion. Les personnes en difficulté peuvent y accomplir certaines tâches, sous la direction de formateurs. Les récoltes, lorsqu'il y'en a, sont le plus souvent réparties entre les habitants du quartier, qui s'occupent du jardin.

A Clamart (Hauts de Seine), des jardins collectifs bio renaissent, dans l'optique de mixer socialement les utilisateurs. A Vitry sur Seine (Val de Marne), l'association Planète Lilas, soutenue par plus de 200 bénévoles, a lancé un jardin bio, pour développer de la vente de paniers et servir de lieu d'animations pédagogiques pour différents publics. Ces expériences naissent avec le soutien d'autres acteurs de l'ESS. Cela les rapproche bien sûr des pionniers comme les Jardins de Cocagne, qui se positionnent désormais comme des acteurs économiques, avec une dimension de diversification (Fleurs de Cocagne créées en 2006). Les jardins partagés parisiens mettent plus l'accent sur la convivialité. Michel Hervo, un des co-fondateurs de Leroy sème dans le 20e, estime que c'est la dimension collective qui est importante avant même le jardinage : " on discute ensemble des projets et des plantes qu'on veut avoir. Il faut apprendre à voir ses projets différés ! " Une des idées sous-jacentes au succès des jardins partagés est la relocalisation de l'économie.

Lors du colloque Nourrir la Région-capitale organisé début juin par le Conseil régional Ile-de-France, le président Jean-Paul Huchon n'hésitait pas à mettre l'accent sur les circuits courts, pour éviter les transports inutiles et privilégier les produits économes en énergie. A noter enfin que le numéro d'été du toujours passionnant Village Magazine, se fait aussi l'écho des nouveaux jardins partagés.

leroyseme.canalblog.com
Source : Tessolidaire

(cc) A girl next door

 
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