Article publié le 17/03/09 par MyCoop
La décroissance, ça se discute !
[Elisabeth d’Andon pour MyCoop]
Le 6 mars dernier, Mycoop organisait sa 3ème rencontre thématique sur « Objecteurs de croissance et société de consommation. Comment vivre?»
Cette soirée nous a permis de rassembler des personnes d’univers très différents et a donné lieu à des échanges riches et animés !
Qu’ont en commun un professeur de sociologie à Paris 5, un représentant du mouvement « the Compact » (mouvement contre la surconsommation, qui prône le retour à l’essentiel du point de vue des valeurs comme de la consommation), la responsable d’une étude sur le « glanage alimentaire » réalisée le Centre d’Etude et de Recherche sur la Philantropie, un ancien membre du Parti pour la Décroissance, le co-fondateur du site le marché citoyen pour consommer autrement, un salarié ou un client du Crédit Coopératif ?
Peut-être la volonté farouche de faire des choix et de ne pas se laisser prendre par la spirale infernale de la consommation…
Retour sur quelques échanges…
Il y a ceux qui affirment que « La croissance infinie depuis 2 siècles comme une spirale ascendante n’a pas permis une envolée du bien-être. Qui plus est, cette croissance s’est accompagnée de dégâts économiques, physiques, environnementaux mais également sociaux. »
Ainsi se développe aujourd’hui le glanage alimentaire « La plupart des glaneurs sont des gens pauvres qui n’ont pas les moyens d’acheter mais qui finalement aimeraient pouvoir acheter. Le glanage demande beaucoup d’investissement en terme de temps, de capacités relationnelles pour se mettre d’accord avec les marchands, les commerçants, les restaurants. »
Que penser des Initiatives présentées comme celle de changer son mode de vie et de s’engager à ne plus acheter de produits neufs ? Ou de chercher à transformer les modes de production, de consommation et de vie grâce à des initiatives comme les AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et les SEL (Système Echanges Locaux)…avec des questions de fonds touchant à « la possibilité de rester durablement socialisé lorsque l’on vit comme décroissant » ou « la démarche spirituelle de la décroissance »
La mobilisation politique a été également abordée, considérée « un véritable relais » par les certains sans toutefois « pouvoir forcer le changement. C’est la somme des gens et de leurs initiatives qui fait avancer les choses ! » Et Mycoop est là pour en témoigner…
Prochaine soirée Mycoop, le 7 avril à 19H « Wwoofers, Couch surfers, touristes solidaires, quand le voyage devient créateur de liens »
Rdv pris à la Maison des Métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
(cc) Duchamp



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